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Blessures intérieures mais silencieuses

jeudi 18 mars 2010

Il est étonnant de ne pas lire chez Pagnol les traces des blessures que le temps a su lui imposer dès son plus jeune âge.

Lili des Bellons (David Magnan) a quitté les collines, puis a été emporté en plein mois de juillet par la guerre de 14-18

Augustine Lansot, était alors devenue Augustine Pagnol, mais avant que Pagnol n’ait 15 ans, la maman était emportée par une maladie pulmonaire.

Plus tard, c’est Paul, le petit frère des collines, qui est également emporté. Paul, le berger de Virgile, le dernier chevrier.

Ces seules pages des souvenirs d’enfance suffisent.

Pourtant, dans aucun film de Pagnol, dans aucune oeuvre écrite, jouée sur les planches, ou sur la grande toile, ces disparitions n’apparaissent comme des blessures, de celles qui marquent, qui désorientent ou justifient une rupture.
Ces blessures ont certainement été là, mais sont restées silencieuses et les oeuvres sont à peine marquées.
Seuls les souvenirs d’enfance font mention, avec émotion, de ces faits, mais si le lecteur est touché, il n’est pas furieux, il ne crie pas à l’injustice.
On peut dire que Pagnol est très respectueux de ces lecteurs et a habillé ces drames de beaucoup de sensibilité, les rendant plus humains, comme plus supportables.



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