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La Bastide Neuve

samedi 11 novembre 2006, par Allaudien

"Alors commencèrent les plus beaux jours de ma vie. La maison s’appellait La Bastide Neuve mais elle était Neuve depuis bien longtemps". C’est ainsi que Pagnol nous présente sa maison des vacances.

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Asile des vacances

Cette bastide se situe dans les collines du Garlaban, juste au dessus du village de la treille, tout proche se situent Tête Rouge, le Taoumé, puis Garlaban. La Provence est là.

Que serait le Garlaban sans la Bastide Neuve et que serait la Bastide Neuve sans le Garlaban.

C’est là que Marcel venait passait ses vacances, les grandes vacances d’abord, puis celles de Pâques ou de Noël ensuite.

C’est là que Pagnol est revenu sur ses chemins pour, à partir de cette Bastide ,nous conter ses souvenirs d’enfance.

La Bastide Neuve est sur le chemin des Bellons, tout proche se situe la maison de Lili des Bellons. Cette asile des vacances était louée par Joseph et l’oncle Jules.

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Repas du soir

Un grand figuier sert de treille pour les repas éclairés le soir d’une lampe tempête. A l’intérieur se trouve une salle à manger avec cheminée et un escalier mène aux chambres à l’étage.

Cette bastide Marcel en fera le tour, pour découvrir ce monde de paysages et de roches qui se trouve derrière la villa. Il va également décider de la quitter lorsque avec l’aval de Lili des Bellons, son frère des collines, il décidera de devenir ermite dans la grotte de grosibou.

Plus tard, les vacances à la Treille devenant pour Augustine, une source de bienfait pour sa santé fragile, ce sera l’occasion de trouver un moyen de raccourcir le chemin entre le terminus du tramway de la Barasse et la Treille, l’asile des vacances sera moins évoquée, le château de la Buzine commence à devenir le château de ma mère.

Que reste t’il aujourd’hui de cette bâtisse entre le village de la Treille et le Garlaban ?

Si les toilettes ont résisté à l’épisode cynégétique, elles n’ont pas résisté au temps ; le figuier et la villa sont toujours face à la mer. Et dans nos esprits d’enfant comme Marcel, ou de parent comme Joseph et l’oncle Jules, où en est l’asile des vacances, ? Est-ce une porte vers l’inconnu des collines ? Une occasion de grand déménagement d’enfant pour les vacances ? Une occasion en famille autour d’une table dans la pénombre pour faire briller les yeux des enfants, et danser les sourires de nos rêves infinis.


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Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d'inoubliables chagrins.
Il n'est pas nécessaire de le dire aux enfants.
Le château de ma mère (Souvenirs d'enfance Tome II - 1957) - Marcel Pagnol
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