vendredi 11 février 2005, par Allaudien
Quelques précisions pour les curieux :
adessias (provençal) : c’est la contraction de "à-diéu-sias", interjection et substantif masculin signifiant "adieu, Dieu soit avec vous". Utilisée normalement en s’adressant à plusieurs personnes, ou à une seule que l’on ne tutoie pas, et seulement quand on se quitte. Cette référence à Dieu quand on se sépare est encore fréquente dans les patois ; d’ailleurs il suffit de songer que le "salut" moderne, soit disant informel, est loin d’être laïc malgré son usage dans l’armée, puisqu’il se réfère au salut de l’âme.
La traduction par "salut" est ainsi doublement pertinente, car c’est ainsi que deux écoliers s’écriraient aujourd’hui.
"Je met la main à la plume pour te dire..."
Ce début était censé faire rire la plupart des lecteurs, au moins les Provençaux, car c’était la formule incontournable placée en début de lettre quand on était à court d’inspiration ou pas doué pour cet exercice (les analphabètes étant encore nombreux dans les campagnes).
Les formules de politesse et les entrées en matière qu’on couchait sur d’immenses feuilles dites "papier ministre" en tirant la langue étaient apprises par-coeur.
Ainsi, les enfants, quand ils étaient forcés d’écrire à un parent ou au Père Noël, de même que les grands-parents qui, tel César, avouaient avoir "la main trop grosse pour le porte-plume" étaient friands de ces formules de remplissage.
Essayons un peu en se limitant à la trilogie Marius-Fanny-César et en évitant les noms de personnages :
P comme le "Pitalugue", fameux voilier qui était jaloux (c’est à dire qui a tendance à pencher et chavirer, au point de mériter le surnom de "Sous-Marin") et que Panisse vendit néanmoins à Monsieur Brun, mais il survécut toutefois à cette "galéjade".
F comme Ferry-boat (qui doit prononcer "Feri-boite").
C’est encore un bateau, mais bien plus célèbre que le Pitalugue de la lettre P., car c’est celui du Capitaine Escartefigues. Mais au fait, est-ce vraiment un bateau ? Aux dires de Panisse et de César (qui aiment bien mettre en boîte le pauvre Escartefigues), ce n’est pas un vrai bateau mais : CESAR : "une bouée avec une hélice à chaque bout. C’est un bateau qui marche toujours à reculons." PANISSE : "il n’a pas d’avant ton bateau. Il a deux culs, et avec toi, ça fait trois !".
Pauvre Escartefigues, et en plus il est c..u ! Ah, la marine n’est certes pas à l’honneur dans cette trilogie.
Le petit Marcel Pagnol nait en 1895. Sa mère, Augustine, est couturière. Lorsqu’elle doit s’absenter, elle confie la garde de l’enfant à Son père, instituteur, qui le place au fond de la classe pendant les cours. Ainsi Marcel sait-il lire et écrire très tôt. La soeur d’Augustine, Rose, épouse "le propriétaire du Parc Borély " à Marseille, de dix ans plus âgé qu’elle. Malgré leurs différences Joseph Pagnol et l’oncle Jules, le bon vin aidant, vont apprendre à s’apprécier.
Ensemble, ils louent une petite maison dans les garrigues, la " Bastide neuve ", pour les vacances d’été. Tout le petit monde s’y rend à pied, derrière la charrette du père François, qui transporte les meubles. Tandis que les relations de voisinage se tissent au cours des parties de pétanque, se prépare le grand évènement : la chasse à la bartavelle, la perdrix royale, le fin du fin du gibier. Marcel craint le pire pour son père, néophyte en la matière, face à l’oncle Jules, fin chasseur. Celui-ci a fait en sorte que l’enfant ne vienne pas avec eux. Marcel les suit alors en cachette et pour éviter à son père la pire des humiliations, rabat vers lui tout le gibier qu’il peut. En vain. Il finit par se perdre dans cette nature qui par ailleurs ne cesse de l’émerveiller. Soudain, deux belles bartavelles lui tombent dessus. Un doublé, oeuvre de son père, retrouvé, et fêté de tout le village. S’étant résolu à l’idée que les vacances sont finies, après une escapade avec son copain Lili des Bellons, le petit braconnier, Marcel brandit une dernière fois bien haut les deux bartavelles : la gloire de son père !
Comment répondre à cette question ?
Il n’y a pas besoin de lire beaucoup de pages pour savoir cela, et il est bien plus enrichissant de lire cette belle histoire que d’obtenir la réponse.
Imaginons que Pagnol ait eu un frère, la réponse est oui. et ou va t’on après ? Plus jeune, plus vieux, jouaient ils ensemble dans le Garlaban ...
Et si Pagnol n’avait pas eu de frère, poserait on la question dans les collèges ? Donc c’est bien de savoir, s’il en avait un, ce qu’ils faisaient ensemble. Ce n’est pas rien un frère dans sa vie, ca ne se résume pas à oui ou non, ça invite à être curieux, à s’interroger sur ce frère dont on parle si peu qu’on se demande si il a existé. Quel a a été son métier ? cinéaste, santonnier, boulanger, chevrier ? Quelle a été sa vie ? Quand est il mort ?
Allez, tout ça ca tiens dans un seul livre, mais quel livre, osez l’ouvrir, vous ne voudrez plus le fermer.
Bonjour Farah,
Pas de problème de notre coté, d’autant que vous allez citer vos sources dans votre devoir.
Je voudrais savoir : quel problème rencontre la famille du narrateur pour se rendre dans leur maison de vacances ?
Merci à l’avance et URGENT !
La famille Pagnol se déplaçait en transport en commun pour limiter le réchauffement climatique, et il y avait souvent des grèves à répétition, ce qui obligeait Joseph Pagnol à prendre la voiture. Or à la Treille, le village étant assez petit, il y a des problèmes de stationnement, sans compter ...
Non sérieusement et trêves de plaisanteries, c’est indiqué dans le livre, mais peut-être plus dans le château de ma mère que dans la gloire de mon père.
Etes vous certaine du titre ?
Bonjour Kelly,
Ce qui est présent sur le site ne provient pas "d’un autre site".
Voir en ligne : coeur de provence
Voir en ligne : la gloire de mon père
Bonjour houda A quoi peut vous servir une analyse qui ne serait pas votre. C’est avec votre perception de l’oeuvre que vous devez raconter ce que ces personnages vous ont inspiré, et quelle image vous vous faites d’eux.
Si cette analyse n’est pas de vous, vos professeurs vont le voir sans aucun mal, et vous vous en mordrez les doigts.
Faites comme Marcel, prenez la liberté de courir dans les collines, et ne restez pas enfermé dans l’analyse des autres ! Courage
Voir en ligne : la gloire de mon père
Hélàs, il n’y a pas de telle analyses de personnages, malgré les nombreuses demandes. Cela évite aux éléves d’avoir les mêmes, et aux prof de corriger toujours les mêmes copier/coller.
Faites la votre, ça vaut vraiement le coup :clin
Voir en ligne : Les personnages de la gloire de mon père
:yeah Dans l’Espace redacteur du site et accessible aux membres, il y a un espace reservé aux échanges dits privés, avec également la possibilité d’ecrire un article en commun (à plusieurs).
Si vous voulez essayer de pousser la porte, elle s’ouvrira sur quelque chose qui peut-être sympa à faire sur ces personnages de Pagnol. :content
Je me souviens avoir écouté, dans les années 60, tous les dimanches soir, Marcel Pagnol conter à la radio ses souvenirs d’enfance (la gloire de mon père et la chateau de ma mère) . Je n’arrive pas à retrouver trace de ces émissions, ont-elles été sauvegardées et peut-on se les procurer ? Gros merci d’un admirateur de Pagnol.
Alain à Périgueux.
Bonjour Alain
J’ai revisité le site web de l’INA où des enregistrements d’émissions ou d’interviews de Pagnol sont visualisables. Je n’ai pas, hélas, trouvé de tels documents, en sonore ou en visuel. :fatigue
Peut-être y a t’il de tels enregistrements sur supports (disques vinyls, bande magnétique ...)
Je ne sais pas si ma réponse sera lue vu l’affluence ces temps-ci.
Il existe "La Gloire de mon père" lu par Marcel Pagnol lui-même et disponible en CD
Si ca peut aider quelqu’un ;)
Bonsoir à tous La gloire de mon père est un livre qui m’intéresse donc j’ai envie d’obtenir plus d’informations concernant cette oeuvre
je voudrais savoir le courant littéraire auquel appartient Pagnol
l’intérêt historique de cet ouvrage
je doûte encore pour savoir quels extraits prendre concernant le thème et l’intéret historique
Mais pensez vous que le thème de l’éducation sous la 3e république est un des thèmes important de ce livre
Bonsoir Marjolaine
Que de questions, mais pertinentes alors allons y !
Le courant littéraire de Pagnol, "Pagnolesque", c’est à dire lui même. Pagnol a fait du théâtre, puis est passé au cinéma. Il a fait le tour de ces techniques et comme pour le théâtre est passé à autre chose. Dans ces autres choses, les souvenirs d’enfance avec cette première oeuvre qu’est "la gloire de mon père".
Intérêt historique de cet ouvrage :
La gloire de mon père est "née" d’une rencontre avec la directrice de Paris Match, et durant laquelle Marcel Pagnol contera l’épisode de la traversée de la Barasse à la Bastide Neuve. Le "Château de ma Mère" était en route avec en premier épisode chronologique "la gloire de mon père".
L’éducation sous la 3ème république :
Il est certain que la laïcité républicaine du père aurait été tout autre sous d’autres pouvoirs politiques. La réussite sociale passait avant tout par la réussite scolaire. Ce thème n’est pas facile, sauf à retrouver dans l’oeuvre des éléments de cette république, et il y en a : les éléments ont des impacts positifs quand ils sont présents, mais également des risques négatifs lorsqu’ils ne sont pas présents : Joseph pressent que l’ami de Marcel (Lili des Bellons) restera paysan toute sa vie et qu’il a bien besoin de connaissances scolaires.
Voilà, en espérant que cet éclairage va vous permettre des pas de plus dans ce monde de Pagnol.
Revenez volontiers nous raconter votre travail
L’épisode d’ermite dans le Château de ma mère est troublant, on reste sur sa faim puisque Marcel renonce, et le début d’une grande d’aventure n’a pas été mené à terme.
Et vous, si aujourd’hui vous faisiez ce choix, dans quelle colline iriez vous tenter cette aventure ? Le Garlaban comme Marcel, la Sainte Baume, la Sainte Victoire ?
Racontez nous.
La bouteille à la mer ne doit pas couler.
L’idée est bonne, effectivement, en donnant à tout un chacun "l’excuse" de se replonger dans les bonnes oeuvres. Je prépare ça et si une question du mois est déjà prête je la prends volontiers.
Question du Mois : Mars
Sur une suggestion de rené (Québec), voici donc la question du mois relative aux Souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol.
Quel parent de Pagnol a également oeuvré à Paris.
La solution se trouve dans La gloire de mon père
Bonne lecture !
Lauraxel bienvenue en cette pagnolie, version web.
Le grand père Pagnol était comme le dit René tailleur de Pierre, dans le Vaucluse, à Valréas même.
Serait-ce lui la clé de cette "Question du Mois" ?
La bonne réponse se trouve dans "La gloire de mon père" !
A qui la citation de l’extrait ?
Bonne recherche !
C’est bien le grand père paternel dont il s’agit.
Par contre ce n’est pas dans la Gloire de mon père, mais dans les souvenirs d’enfance qu’il faut chercher la réponse.
La différence n’est pas énorme, mais c’est quelques tomes plus loin.
Et bien c’est là que la réponse devrait se trouver. Mais manifestement c’est pas là que Pagnol l’a mise.
Ma mémoire pensait que la réponse était là, du coté de l’épisode où le grand-père pique-nique avec sa famille au Pont du Gard. Pagnol m’a joué un tour là !
C’est un lieu presque mythique dans "La Gloire de mon père", puisque s’y déroulent quelques scènes. Quelques bon mots y résonnent surement encore. C’est l’assommoir et donc le thème de notre question d’Avril.
L’assommoir, mais où est ce donc ?
Bonne lecture !
Bonjour Lauraxel
Quelle description effrayante y a t’il donc dans Pagnol lorsque on lit ce bout de texte sorti de son contexte.
Le lieu dit de l’assommoir cher à cet Emile régional et haut lieu de la Pagnolie malgré sa faible altitude n’est "l’école normale".
Belle image que cet assommoir là, mais un peu "vache".
Celui de Pagnol est encore plus imagé, avec une référence à Zola.
Je peux donner comme indice que ce lieu figure également dans "Le Château de ma mère", mais sous son appellation commune. Il existe encore de nos jours.
"Nous arrivâmes dans le bar rustiques des Quatre-saisons. C’était à la bifurcation de la route, une petite maison cachée sous deux grands platanes, derrière une haute fontaine de rocaille moussue. Une eau brillante, qui sortait de quatre tubes coudés, murmurait à l’ombre une chanson fraîche. Il devait faire bon, sous les arceaux de ses platanes, devant les petites tables vertes : mais nous n’entrâmes pas dans cet « assommoir », dont le charme faisait justement le danger.
C’est donc le Bar des Quatre-saisons. Félicitations !
Bonjour, superbe la question ! bravo en effet le bistro existe encore et je comprend mieux quand on y parle d’assommoir : moi qui vient du nord j’ai été légèrement assommé par un verre de Pastis bien serré dégusté l’été dernier au bar des quatre saisons. cet endroit a vraiment un charme provençal authentique et respire encore les traces de la famille Pagnol.
Lili
Poursuivons notre route dans cette Pagnolie aux milles mystères et tournons les pages de "La gloire de mon père", arrêtons nous juste sur un épisode de chasse dans le Garlaban.
L’oncle Jules, c’est à vous :
« Salut la compagnie !
Alors pour cette nouvelle question, saurez vous me dire quel est cet animal du Garlaban que l’on chasse par la gauche. N’hésitez pas à citer le texte d’origine.
Chers amis, bon courage ! »
Voyons, Augustine , dit l’oncle ,vous vous penchez vers votre gauche , et vous criez - Le plus fort possible - vers la gauche : Ah ! la belle truffe ! Alors , le sanglier , séduit , se retourne , en pivotant sur sa gauche , et vous présente son épaule gauche .
Ma mère éclata de rire avec moi . Mon père sourit et Paul déclara : -Tu dis ça pour rire !
Mais il ne riait pas lui-meme , car il n’était sûr de rien .
Donc la réponse est le sanglier !
Voila une question qui n’aura pas fait long feu alors qu’elle patientait en attendant Mai.
Il faut dire que les réponses sont connues. Bravo René.
En mai, ce sera plus corsé, enfin je le souhaite.
La taravelle a plusieurs significations selon les régions, les métiers. Une définition générale en provence qualifie la taravelle de Baton dur.
Ici dans la gloire de mon père, elle est effectivement liée au déménagement, et c’est François qui brandit cette taravelle, unique rayon du treuil de la charrette.
Prochaine question mi-mai, elle sera royale (mais pas perdrix).
Il ne s’agit pas du Roy René, mais de la question du moi de Juin sur le premier tome des souvenirs d’enfance.
"Il y a des rois et reines dans la Gloire de mon père, quels sont ils ?"
Comme bien des gens de ma génération, j’ai lu Pagnol au lycée, à la fin des années soixante. Cette année, partant en vacances en Sicile, j’ai eu l’idée de racheter "La Gloire" et "Le Château" et, de manière prévisible, je suis retombé sous le charme, à telle enseigne qu’étanbt rentré depuis quelques jours, je me suis empressé de commander sur Amazon les deux derniers volumes, les romans de la trilogie, et quelques DVD pour faire bon poids.
C’est donc avec grand plaisir que, me demandant ce qu’il restait aujourd’hui des lieux que Pagnol avait connus enfant, je suis tombé sur ce site et sur ce forum, auquel j’ai d’ailleurs eu quelque mal à m’inscrire (le module ne fonctionne que de manière très détournée). J’espère que tout cela est toujours actif : je vois çà et là quelques mises à jour assez récentes, mais elles sont rares.
Etant passionné de photographie (et même, disons-le, photographe semi-professionnel), je me fais une joie de tenter, au hasard des weekends à venir, de retracer les itinéraires et de révéler ce qui peut encore exister de ce qui existait à l’époque, il y a plus d’un siècle, dans cette région qui a subi de si profonds bouleversements. Habitant Lyon depuis deux ans, et non plus Paris comme avant, je puis envisager ce genre de déplacements avec davantage de réalisme.
Bien cordialement, Dominique
Bienvenue sur le forum,
Il reste encore des lieux de Pagnol, du coté de Marseille avec par exemple le Grand Lycée de Marseille (le lycée Thiers), ou du coté d’Aubagne avec La treille, également dans le Garlaban avec quelques trésors. Coté photo, il y en a présentes sur le site en illustration d’article. L’inscription sur le forum n’est effectivement pas directe, et selon ou l’on se trouve, la page n’aboutit pas forcement. :-(
Les mises à jour ne sont hélas pas régulières, tout dépend du filon ou des discussions du forum, il en faut peu quelque fois pour que la Provence de Pagnol inspire quelques articles nouveaux.
Dans Discussions sur la gloire de mon père nous présentons une vidéo de Pagnol (archive de l’INA) ou il raconte ses personnages de la gloire de mon père.
Echangeons sur cette discussion et partageons nos avis : Par exemple Pagnol nous parle de la photo des Bartavelles, et qui a été prise par le curé de la Treille, mais personne ne connait cette photo, pourtant Pagnol en parle très bien !
Voir en ligne : Discussions sur la gloire de mon père
Bonjour,
Je souhaiterai savoir si Daudet, Giono, Mistral, Pagnol... Tous quatre auteurs provençaux appartiennent à un courant littéraire commun... ? (on-t-ils une parrenté).
Merci.
Il y a bien un courant littéraire puissant entre Mistral et Daudet : le félibrige, un courant littéraire axé sur la langue, en l’occurrence provençale
Giono, ironiquement, appelait cela "une tartarinade du siècle dernier".
Quant à Pagnol, il a prénommé sa fille Estelle. Et c’est le 1 mai 1854, jour de la sainte-Estelle, que Mistral donnait naissance avec ses amis a cette école littéraire
Dans La gloire de mon père Pagnol raconte que quelque chose « éclaire encore mon enfance ».
De quoi parle t’il ?
Bonjour,il me semble me rappeler que le père de Marcel,instituteur, fit l’apologie de la société moderne, en classe,dans un style vibrant et convaincant,évoquant aussi les apports de la science pour le bonheur de l’humanité :L’espoir d’une société idéale à l’aube du 20ème siecle.
Est ce bien dans La gloire de mon père ?
Ou puis-je trouver toute référence ?
0 | 10
Messages de forums les plus récents






