vendredi 21 avril 2006, par Allaudien
Il est un sommet, cher à Marcel Pagnol, d’où l’on peut voir à la fois :
— Marseille, ses îles sous le vent, sa rade, son phare.
— Aix en Provence et la grande barre blanche de la Sainte Victoire chère à Cézanne,
— La Sainte Baume avec, si l’on a une bonne vue, la grotte de Marie Madeleine.
Enfin, pour faire le tour complet du propriétaire, on ne manquera pas de visiter sous ce fameux sommet, la non moins célèbre grotte de Grosibou. Et oui, le Taoumé offre trois points de vue majestueux, un trésor avec deux points d’entrée et autant d’histoires pour les enfants.
« A sa droite brillait un pic bleuté , un peu plus haut que le premier. Il était fait de trois terrasses concentriques, qui s’élargissaient en descendant , comme les trois volants de la pèlelerine de fourrure de Mlle Guimard.
— Çui-là , dit le paysan , c’est le Taoumé.
Puis pendant que nous admirions cette masse , il ajouta :
— On lui dit aussi le tubé.
— Qu’est-ce que ça veut dire ? demanda mon père.
— Ça veut dire que ça s’appelle le Tubé, ou bien le Taoumé
— Mais quelle est l’origine de ces mots ?
— L’origine , c’est qu’il a deux noms , mais personne ne sait pourquoi. Vous aussi , vous avez deux noms, et moi aussi.
Pour abréger cette savante explication , qui ne me parut pas décisive, il fit claquer son fouet aux oreilles du mulet, qui répondit par une pétarade. »
Extrait de "La gloire de mon père"
Voilà donc le Taoumé, il porte un joli nom provençal, sans que l’on sache ce qu’il veut dire ; il est imposant, mais le Garlaban semble bien plus haut que lui ; c’est le pays des histoires de gosses, mais les mésaventures de braconniers ne sont pas loin, c’est un bon objectif de ballade depuis la Treille.
En un mot : il-fait-réver !