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Le Vallon des Escaouprés

mardi 29 avril 2008, par Allaudien

Accessible depuis la Treille, comme depuis Allauch, le Vallon des Escaouprés est dans le Garlaban un vallon riche de mystères et de trésors pagnolesques.


Lorsque l’on est à la treille et que l’on regarde le Taoumé, le Vallon des Escaouprés est situé à la gauche de Taoumé.
Ce large vallon est riche des mystères du Garlaban et présente donc plusieurs trésors.

Depuis le sommet, il y a tout d’abord et immédiatement sur le Taoumé la Grotte du Grosibou.

De ce point de vue, on peut voir que le Vallon des Escaouprés n’est pas sec et qu’il doit bien être la cachette de quelques sources puisque des larges flaques d’eau sont visibles.

Descendons donc ce vallon.

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Vallon des Escaouprés
Vue du Vallon depuis le pied du Taoumé

Le Vallon est bordé sur la gauche du Taoumé et sur la droite d’une colline abrupte d’où de larges bloc de pierre tombent surement sous l’impact de la foudre, rappelant le spectacle de Marcel et Lili des bellons dans "la gloire de mon père".

La pente n’est pas trop raide et reste facile pour le marcheur, il n’y a pas de pierrier comme sur certains chemins vers la treille, mais plutôt de larges roches planes sur lesquelles le pied vient se poser avec confiance.

De ces rochers il y a par endroits de l’eau qui dévale la pente en creusant la roche. Ce n’est pas un gros débit mais suffisamment pour créer par endroit de petites marmites où l’eau est retenue. Ces marmites sont ainsi remplies d’une eau claire, témoignant que le débit est constant quelques mois dans l’année.

En poursuivant la descente, quelques arbres défient la rudesse du Vallon qui est plutôt désertique, pas beaucoup de cystes ou de chênes kermès, ce vallon est plutôt un jardin de roches.

Le petit ruisseau qui joue à cache cache avec les roches et les résurgences porte un nom par endroit : la source Nicole. Le débit n’est pas plus gros qu’une largeur de pouce mais le lit de cette source qui court sur la roche est bien profond.

Plus loin dans la descente, l’odeur du vallon se fait plus animale, la mort a frappé. Nous tombons face à face avec un cadavre d’animal. Il a un très beau plumage, fait de marron clair et de beige. Il a un bec gris, des serres magnifiques et de petites aigrettes au dessus des yeux. C’est un Hibou du Garlaban d’une cinquantaine de centimètres d’envergure : non pas un grand duc comme l’ont rencontré Marcel et Lili, mais un moyen duc, plus commun en Provence.

Poursuivons la descente, quelques roseaux trônent fièrement au fond du vallon, la source du chien. L’eau qui coule n’est pas très importante, nous sommes en avril.

La remontée se fera sur le versant droit pour prendre la direction d’Allauch, sinon le vallon mène sur la Treille.

De ce coté du vallon, deux grottes sont visibles. La première reste éloignée du chemin, la seconde est la baume du berger avec son abri en pierre et son barbecue improvisé dont l’inadéquation avec le site laisse de larges traces de combustion sur la roche.
Une inscription sur la paroi indique également : Seuil des bartavelles.

Nous poursuivons le chemin jusqu’à sortir du vallon. De la grotte de Grosibou jusqu’à la Baume du berger, voilà donc une partie du Vallon des Escaouprés, avec des grottes, des sources d’eau et surement bien d’autres mystères ou trésors que les anciens gardent bien secrets.



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