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Les Paysages de Provence dans le Temps des secrets

vendredi 3 septembre 2004, par Escaouprès

La beauté d’un site vu par les yeux d’un adolescent.


Comme il est dit sur la page consacrée au "Temps des secrets", les paysages de Provence sont décrits dans cette troisième partie avec encore plus de saveur et de finesse dans les détails. Comme si la sensibilité adolescente de Marcel, qui se languissait de ce troisième rendez-vous avec ses chères collines, saisissait mieux leur beauté :

"Le puissant soleil de juillet faisait grésiller les cigales : sur le bord du chemin muletier, des toiles d’araignées brillaient entre les genêts. En montant lentement vers le jas de Baptiste, je posais mes sandales dans mes pas de l’année dernière et le paysage me reconnaissait [...]"

De la beauté des paysages à la beauté féminine, il n’eut d’ailleurs qu’un pas à faire, le destin lui ayant tendu un tendre et redoutable piège : une belle et frêle allude (Isabelle Cassignol) allait le prendre dans ses rêts, comme un darnagas !

" Mais comme je débouchais sur le sentier, je m’arrêtais net, la bouche entrouverte : sur une grosse pierre blanche, à l’ombre des basses branches d’un pin, une étrange créature était assise.

C’était une fille de mon âge, mais qui ne ressemblait en rien à celles que j’avais connues [...] Immobile et silencieuse, elle me regardait toute pâle ; ses yeux étaient immenses et violets comme des iris."

Et ce qui devait arriver arriva. Elle le fit jouer (et perdre) à la marelle et non seulement manger dans la main, mais elle lui fit manger une vrai sauterelle, comme gage d’amour. Comme la femme et le chat du boulanger, Marcel est ensorcelé au point de délaisser tous ceux qui l’aiment et ont besoin de son amitié : ses parents, son petit frère, Lili, et même les collines.

Quand, dessilé, il peut enfin revenir à son ami et à la tournée des pièges, les paysages semblent redoubler de beauté, comme pour le consoler de son chagrin d’amour :

"Par dessus la chaîne d’Allauch, nous pouvions voir la mer lointaine. Elle brillait comme une plaque d’argent, sous un immense coucher de soleil qui faisait comme d’habitude un grand tintatamarre de rouge et d’or."

Ainsi, si ces "secrets" sont d’indubitables pierres précieuses, les paysages sont leur indispensable écrin.



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