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Plaisir de lire

lundi 26 septembre 2005, par Allaudien

Le plaisir de lire une oeuvre de Marcel Pagnol, de Victor Hugo ou de Jules Vernes ne se réalise pas de la même manière selon l’oeuvre, selon l’auteur.

Chez Jules Vernes, ce plaisir de lire fait appel à l’imagination, à la découverte, et terminer la lecture d’une oeuvre comme « 20.000 lieues sous les mers », c’est quitter l’aventure avec des personnages qui donnent l’impression d’arrêter de vivre sitôt le livre refermé.

Avec les oeuvres de Marcel Pagnol, et notamment la trilogie des souvenirs d’enfance, le plaisir de lire peut être décuplé par ce que peut apporter le massif même du Garlaban et plus encore. Les passages descriptifs, où Marcel découvre à nouveau ses chères collines, avec ses cades, ses couleurs caractéristiques de la Provence, ses plantes odorantes, peuvent être vécus de la même manière, quelques dizaines d’années après, pour peu que l’on y prête un regard d’enfant. Le Garlaban a certes connu quelques incendies depuis les années 1910, mais les vallons qu’à connu Pagnol sont encore à l’image de ce qu’il a décrit dans ces oeuvres.

Et au delà encore, il y a tout ce que Pagnol a glissé parmi ou entre les lignes de ses oeuvres, et qui peut être vu, voire vécu de nos jours. Ainsi, « Le Château de ma mère » et la porte noire du canal qui n’avait pas voulu s’ouvrir sur les vacances, le figuier à coté de la Bastide Neuve et qui portait la lampe tempête éclairant les soirées, le Château Saint Antoine où vecu le Commandant de Robien et qui a rencontré la famille Pagnol. Du coté de l’ambiance provençale, il y a le crépuscule sur le Garlaban qui annonce la fin de la journée et incite à rentrer ; et lorsque le tonnerre se met à gronder du coté du Taoumé, et que la pluie tombe alors, c’est l’épisode de la grotte de grosibou qui refait surface...courez vers les Bellons !

Ainsi, la lecture d’un tome des souvenirs d’enfance n’est jamais tout à fait terminée, le plaisir de lire peut-être poursuivi par le plaisir de vivre, dans un décor qui reste à découvrir.


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Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d'inoubliables chagrins.
Il n'est pas nécessaire de le dire aux enfants.
Le château de ma mère (Souvenirs d'enfance Tome II - 1957) - Marcel Pagnol
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