| Auteur | Messages |
|---|---|
"Oh collègue" : Avec cette façon d’appeler Marcel dans un style purement provençal, Lili des Bellons, le petit paysan semble être l’ami d’enfance révé ; celui dont on se souvient plus tard, peut-être comme dans un rêve, mais avec des souvenirs d’adultes plein de trous à reboucher. Dans le chateau de ma mère, c’est cette amitié là qui est soulignée, celle ci qui a permis à Marcel de contruire Pagnol, peut-être plus vite qu’il n’aurait aimé avec la disparition du soldat David Magnan en 1918 à Vrigny (Marne). Comme il était bon d’être ado et d’avoir un ami, un frère, et d’avoir l’insousciance du temps qui passe. | |
| Revenir en haut de la page | |
Le Colonel David Magnan dit Lili des Bellons... Son nom a d’ailleurs été donné au chemin qui mène à la bastide Neuve des Pagnol, j’y suis allé recemment, et j’ai quelques photos si certains sont interessés ? | |
| Revenir en haut de la page | |
Oui, beaucoup.
| |
| Revenir en haut de la page | |
Saleté de guerre. Mais le petit paysan des Bellons avait bien tiré son épingle du jeu : colonnel ! Pas de chance pour tous ces gens. Ils ne faisaient pas de vieux os. Augustine, Lili, le petit Paul mort à 30 ans.
| |
| Revenir en haut de la page | |
Lili des Bellons n’a hélas pas eu le temps ni "la gloire" de devenir colonel. Il est décédé en 1918 à 20 ans. Je ne crois pas qu’un nom de rue porte son nom à La Treille, aux Bellons ou même à Allauch. | |
| Revenir en haut de la page | |
Pauvre Lili, il me semblait aussi qu’il avait laissé sa peau comme tant de jeunes appelés sous les drapeaux comme chair à canon.
| |
| Revenir en haut de la page | |
Il semblerait que Pagnol ait employé des termes plus « appropriés » vis à vis de la disparition de son petit frère des collines. Pagnol est resté au niveau floral, voire de connaissances des noms de fleurs, et non de canons, lesquels devaient être peu utilisés dans les tranchées. Mais dans le concept, hélas, nous ne somme pas loin, et cette vie perdue a causé plus de chagrin dans les familles que de bienfaits pour la France. Et en quelques mots biens choisis, Pagnol a réussi a nous faire passer l’injustice de la guerre. | |
| Revenir en haut de la page | |
Désolé, le poète, c’est Pagnol, pas moi.
Pour l’usage du canon en 14/18, il faut être allé à Verdun pour se rendre compte. Les paysages dévastés et les villages rayés de la cartes, ils ne doivent rien aux balles perdues. Les sols portent encore les stigmates des combats et imaginer des hommes à ces endroits l’hiver, c’est juste une vision de l’Enfer. Incroyable, les impacts d’obus marquent encore le sol des endroits où la vie n’a pas repris ses droits.
| |
| Revenir en haut de la page | |
Lili des Bellons s’appelait Baptiste Joseph David Magnan. Il était né le 18 avril 1898 à Allauch. Il a été tué le 23 juillet 1918 à Vrigny dans la Marne.
| |
| Revenir en haut de la page | |