Roch Bihan
Tel est le nom figurant sur le blason se trouvant sur une façade du Chateau Saint Antoine. Ce Chateau situé Montée du Commandant de Robien a un blason composé d’une couronne, deux lions, un écusson frappé de dix éléments, une devise qui dit "Sans Vanité Ni Faiblesse", et enfin ce nom de Roch Bihan’.
Roch est un nom utilisé dans la région, ce qui peut signifier son importance à une certaine époque. Du coté des Quatre Saisons au bas de la Treille, ce nom de Saint Roch est repris pour des noms d’établissement ou d’entreprise. Il peut s’agir comme le précise le Refuge Saint Roch de ce médecin laïc qui s’est distingué durant les périodes de peste vers 1350.
Des questions restent posées : Est ce que Roch Bihan est devenu au fil du temps de Robien. Y a t’il un lien entre le nom de la montée du commandant de Robien et Roch Bihan le propriètaire du chateau ?
Sans vanité ni faiblesse
Cette devise figurant sur le blason au dos du château (coté Nord et Garlaban) apparait sur les sites web traitant d’Héraldique comme étant celle de la famille de Robien (plusieurs sources différentes).

Armoiries de Bretagne
Du coté du blason, il s’agirait bien des armoiries de la bretagne, dont on peut retrouver une représentation avec la couronne Ducale, les dix hermines et les deux lions sur les cotés. La représentation qui nous concerne est celle commentée : des Armoiries de Bretagne dessinées sur un pilier de la cathédrale de Tréguier, donnant sur la chapelle du Duc Jean V.
Armoirie de Robien

Cet autre site sur l’armorial de la noblesse de bretagne nous propose les armoiries de de robien avec ces dix hermines représentées ou remplacées par des rectangles. Et enfin les armoiries de la Maison de Robien représentées par : D’azur, à dix billettes d’argent (4, 3, 2 et 1). Ces éléments peuvent nous faire penser que le propriètaire du Château est un dénommé De Robien.
Il est encore à noter que la Montée du Commandant de Robien, si elle permet aujourd’hui de desservir plusieurs sociétés du parc de la Valentine, elle ne servait autrefois qu’à aller au Château, dernière demeure de la montée.
le Commandant Héroïque
Dans L’idéal français dans un coeur breton Paris Plon 1917, le comte Guy de Robien a écrit une chronique familiale au sujet de son père le Commandant de Robien.
On savait par le récit du chateau de ma mère que le commandant était militaire dans un régiment de zouave. Avec cet écrit de Guy de Robien nous apprenons que le commandant était à la retraite lorsque la première guerre mondiale éclata et que l’appel du front lui fit reprendre du service sur sa propre demande, il était alors sexagénaire.
Le 6 Janvier 1915, à Roclincourt, il tombe mortellement frappé. Son nom figure sur le monument aux morts de Cimetière Saint Pierre.