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La partie de cartes de Pagnol ... en ch’ti

lundi 1er mars 2010

Panisse, César, Mr Brun et Escartefigue, voila le quatuor de la Trilogie de Pagnol qui joua « la partie de cartes » dans Marius.

Qui dit Marius, dit Marseille, et donc l’accent de Marseille.

Ensuite, il est possible de prendre le risque de changer l’accent. Avec le succès populaire du film de Dany Boon, le lien entre Marseille et le grand nord est direct, puisque chaque lieu est aux antipodes de l’autre.

Pour illustrer ces propos, quoi de mieux alors que de faire la partie de cartes... en ch’ti !

Ben voyons ! Ô sacrilège !

A Roncq (59), la troupe « Côté cour côté jardin » a rassemblé 80 personnes et a présenté six farces. En fin de spectacles les 13 membres de la troupe ont donc joué cette partie de cartes en ch’ti.

« Un moment théâtral qui a rencontré un vif succès et provoqué les rires dans la salle. » selon Thierry Thorel, correspondant local.



Messages

  • Je suis l’auteur de cette adaptation - Soyez tranquilles, le texte de Marcel Pagnol a été parfaitement respecté.

    Cette adaptation (déposée) a été créée il y a 5 ans (bien avant la vague Danyboon) - elle fait partie d’un spectacle-hommage ç ceux qui ont fait l’histoire de la comédie, des premiers farceurs à Molière qui a donné à la Comédie ses lettres de noblesse en la faisant entrer à la Comédie Française et à Marcel Pagnol qui en a fait un art majeur et immortel en entrant à l’Académie Française.

    Rien d’irrévérencieux - Il n’y a pas plus de blasphème à jouer Pagnol en ch’ti qu’à jouer Shakespeare en français- il serait plus blasphématoire d’interpréter la partie de cartes avec un faux accent du midi.

    Le spectacle se termine (dans le texte original tiré du Schpountz) par le très bel éloge du rire par Marcel Pagnol.
    " .... Celui qui fait oublier un instant les petites misères, la fatigue, l’inquiétude et la mort ; celui qui fait rire des êtres qui ont tant de raisons de pleurer, celui-là leur donne la force de vivre, et on doit l’aimer comme un bienfaiteur ... On devrait dire Saint-Molière .. On pourrait dire Saint Charlot ...... Le rire c’est une chose humaine, une vertu qui n’appartient qu’aux hommes et que Dieu peut-être leur a donné pour les consoler d’être intelligents..."

    Et le rire est universel ; il est le même du Nord au Sud.

  • Je voulais simplement ajouter que Marcel Pagnol n’écrivait pas en provençal mais en français et que le ch’ti n’est rien d’autre qu’une variante de cette merveilleuse langue française. Cette adaptation et le vrai succès rencontré ne démontre rien d’autre que l’universalité de l’humour et du texte de Marcel Pagnol....
    Cordialement
    Ph Descamps

    • Nul doute que le succès que rencontre votre aventure témoigne du respect que vous avez du apporter dans votre difficile travail.

      Pour un esprit forgé au soleil de Marseille, le ch’ti est une langue très mal connue, tout autant que ce qui se situe au nord d’Avignon.

      Si pour autant que vous le témoignez, il existe une lointaine contrée ou Pagnol est joué dans la langue du pays, alors bravo, félicitations ! Je pense que cela peut inspirer deux idées : la première c’est que sortir Pagnol de son accent, c’est un peu comme enlever à l’œuvre une partie qui ferait que le tout n’est plus entier, cela n’empêchant ni le succès, ni l’idée de le faire, encore moins de le réussir. La seconde idée est que si effectivement Pagnol, peut être re-transcrit dans un élément qui n’est pas le sien, alors on peut parler d’universalité. Pagnol toucherait alors non plus l’être dans une société donnée, mais l’être dans la société, l’être social. Et si on rajoute la notion de temps, alors je pense que du Nord au Sud, on partage un auteur qui avait un point de vue local, mais une vision globale, universelle et me semble t’il humaine.

      Merci pour votre contribution !

    • C’est exactement cela - Je ne m’intéresse quant à moi, qu’à des auteurs qui touchent à l’humain - Des Humanistes donc. Et Marcel Pagnol en est un. Ses oeuvres ne sont-elles pas un pont entre les hommes, et en apportant à Paris l’accent de Marseille, n’a-t-il pas de lui-même ouvert une route dont nous poursuivons le cours.
      je vous retourne mes remerciements pour votre contribution à suivre et à faire connaître le Monde de MArcel Pagnol.

      Cordialement
      Philippe Descamps

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