mercredi 6 juillet 2011, par Allaudien
Un musée est généralement grandiose, à la hauteur de la renommée du sujet auquel il est dédié.
Un musée se visite avec délectation, se partage avec des amis, et fait appel à l’intime, endroit dans lequel il trouve un écho.
C’est justement ce qui se passe avec ce Musée Pagnol, et comme il est à l’image de ce formidable conteur qu’est Pagnol, il faut le laisser parler.
Le Musée Pagnol, vous l’aurez compris, est immense, à la fois situé sur deux communes, deux villages et un territoire.
Voyons un peu !
Commençons la visite par une commune, celle d’Aubagne, la ville de Naissance de Marcel Pagnol. Que trouve t-on dans cette ville ? En plus d’une formidable vue sur le Garlaban, Aubagne porte en ses murs la maison natale.

Souvenez vous des premiers chapitres de "la Gloire de mon Père", la route sinueuse entre la Ciotat et Aubagne, le Cours Barthélemy, la maison natale est là, pas loin de la fontaine. Maison natale de Marcel Pagnol
Plus loin vers Marseille, la seconde commune de notre Musée Pagnol, se situe une partie de l’espace dédié au cinéma et à la littérature avec le Château de la Buzine.
C’est cet espace de la Buzine qui est doublement dédié au cinéma et à l’œuvre littéraire.
Tout d’abord le cinéma, puisque Marcel Pagnol avait acquis le Château pour faire ses propres studios et créer un Hollywood Provençal.
La littérature ensuite avec le second tome des Souvenirs d’enfance et ce château tant redouté par Augustine Pagnol et qui devint par la suite le cadre enchanteur du Château de ma mère
Quittons Marseille pour nous diriger vers le Pagnol cinéaste aux grandes heures avec le premier village : la treille
C’est un village clé dans la vie de Marcel Pagnol, il y a grandit, il y a travaillé en tant que cinéaste, il y a œuvré en tant qu’écrivain et si il est décédé à Paris, c’est à La treille qu’il repose.
Ce village c’est coté cinéma un lieu de tournage grandeur nature : citons la fontaine de Manon pour le film Manon des sources de 1952, le Restaurant le Cigalon avec sa vue imprenable sur Marseille.
Entrons ensuite sur d’autres terres, celle d’un Pagnol plus intime. En poursuivant le chemin de la treille vers le Garlaban nous ouvrons alors les portes de l’enfance en franchissant Allauch, second village.
Sur ce chemin goudronné, puis caillouteux et sec comme un coup de trique, se situe l’Asile des Vacances : celle dont Pagnol disait qu’elle était Neuve depuis bien longtemps : la Bastide Neuve
Plus loin encore sur ce chemin, s’ouvre alors le territoire Pagnol, partie du musée très vaste, pleines de trésors, de secrets, de souvenirs d’enfance.
C’est là que Pagnol tourne certains de ses films, et comme à l’image du Musée Pagnol, c’est en décor naturel. Une partie de ces vestiges se visite encore, c’est Aubignane avec notamment le film de La ferme d’angèle
C’est là également que débute la Gloire de Mon Père. Si il est très rare de croiser des bartavelles, il est par contre tout à fait possible d’observer un orage depuis la Grotte de Grosibou ou bien de visiter Les grottes des pestiférés
Tout ce qui est conté dans les souvenirs de Pagnol prends sa source sur ce territoire là, avec quelques aménagements imaginés par l’auteur. A vous de marcher dans ses pas et de vous balader dans ce musée.
Attention aux horaires d’ouvertures en été, car généralement à partir de onze heures du matin le Garlaban est fermé.